Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 18:40
Cyber @ction 329  L'incinération des déchets réchauffe notre climat

Pour participer 1 simple CLIC ICI suffit

Sur-développée dans notre pays, l'incinération est un vrai gaspillage énergétique dont l'impact sur le réchauffement climatique n'est pas pris en compte : nos députés peuvent agir lors de la loi de finances 2010.

Les 130 usines d'incinération françaises (le plus grand parc européen) rejettent annuellement environ 5 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent de 2,3 millions de voitures.1

L'énergie issue des incinérateurs, que les industriels présentent comme une « énergie verte » est en réalité en partie d'origine fossile, provenant notamment des plastiques produits à partir de pétrole. Considérer l'incinération comme une source d'énergie renouvelable est contraire aux réalités scientifiques. Ainsi, quelle que soit l'utilisation de cette énergie (électricité et/ou chaleur), les émissions dues à l'incinération contribuent à l'effet de serre, en plus des pollutions chimiques qu'elles génèrent.

La loi de finances 2009 a introduit une taxe générale sur les activités polluantes (Tgap) pour les déchets entrant dans un incinérateur, reconnaissant l'impact négatif sur l'environnement de ce mode de traitement. Par contre, cette taxe ne prend pas en compte l'impact de l'incinération sur le changement climatique.

Parce que les déchets brûlés sont des émetteurs net de gaz à effet de serre (GES) comme le fuel, le gaz ou le charbon,

Parce que l'incinération freine le développement d'une gestion alternative des déchets fondée sur la prévention, le recyclage, la méthanisation et le compostage, meilleures options pour réduire les gaz à effet de serre issus des déchets,

Dans le cadre du projet de loi de finances 2010, nous demandons aux parlementaires de :

Supprimer les aides financières actuelles allouées à l'incinération
Soutenir l'introduction d'une Contribution Climat Energie (CCE) imposée aux usines d'incinération de déchets.

Cyberaction proposée par le CNIID et soutenue par le RAC (Réseau action climat)
Alain Uguen Association Cyber @cteurs
Publié dans : revue de presse - Communauté : Sauvegarder notre planète
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 14:08
Jeudi 24 septembre 2009, quelque part entre 16 et 17 heures, Jacques Munier s'entretient avec Catherine de Silguy.

Catherine de Silguy a travaillé comme ingénieur dans des organisations professionnelles agricoles puis à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Agronome de formation, elle s'est spécialisée dans les domaines liés à la préservation de l'environnement, en particulier l'agriculture biologique, les énergies de la biomasse et les traitements des déchets municipaux. Elle est l'auteur de "L'Agriculture biologique" (1991, PUF, Que sais-je ?) et, au Cherche midi, de "Sagesse de la nature et folies des hommes" (2005).

Catherine de Silguy, "Histoire des hommes et de leurs ordures : du Moyen Age à nos jours", Le Cherche Midi - 2009

Les problèmes du rapport des hommes à leurs ordures ne datent pas d'hier. D'un siècle à l'autre, Catherine de Silguy démontre à quel point l'histoire de l'espèce humaine se mêle à ses « restes ». Ce livre fait aussi le point sur les stratégies pour endiguer « la marée montante des ordures » et sur les dernières innovations dans leur traitement. Il révèle l'imagination et l'ingéniosité des hommes pour les transformer en ressources utilitaires, artistiques ou ludiques, dans les contrées industrielles ou dans les pays pauvres et émergents.

Dans cet ouvrage, des ordures tuent, transforment les paysages urbains, donnent de la vigueur aux vignes, chauffent et éclairent des logements, assurent la survie de millions de déshérités, créent toutes sortes de « petits métiers », engraissent des porcs, jouent avec des enfants, trompent la solitude des prisonniers, inspirent des « fous » et des artistes, font la fête. Au fil de pages truffées d'anecdotes, les déchets se transforment en merveilles d'humour et de poésie.

L'histoire des hommes et de leurs ordures passionnera, outre les « ordurocrates » et les « déchéticiens », les lecteurs friands de l'histoire approchée au plus près de la vie et ceux qui s'inquiètent de l'avenir de notre planète.

- 4e de couverture -

L'émission est écoutable et téléchargeable sur le site de France Culture : http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/aplusduntitre/.
Publié dans : bibliographie - Communauté : Ecologie et Environnement
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 12:19

ça semble dater de 1999, dix ans déjà ! 

 

Objectif zéro déchet


France Bequette


La culture de la consommation qui, depuis le milieu du siècle dernier, s’est étendue de l’Amérique du Nord à l’Europe de l’Ouest, au Japon et à une minorité de riches dans les pays en développement, a apporté avec elle un appétit sans précédent pour les biens matériels — et les matériaux dont ils sont issus.


Pour réduire, réutiliser ou recycler les déchets que l’on produit en trop grand nombre, les idées originales foisonnent.


Notre planète croule sous les déchets et la situation ne fait qu’empirer. Il est impossible d’en estimer l’exacte quantité dans les pays du tiers monde.

En revanche, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publie des chiffres concernant ses 29 pays membres.Entre 1980 et 1995, les quantités totales de déchets municipaux y sont passées de 347 à 484 millions de tonnes, dont 238 aux Etats-Unis et 153 dans les 15 pays de l’Union européenne.


En 1995, les seules industries de ces pays ont produit 1,5 milliard de tonnes de déchets.Les Français, champions des déchets agricoles et forestiers avec 377 millions de tonnes contre 90 000 chez les Grecs, jettent chaque année 17 milliards de sacs en plastique (ndlr : les "déchets agricoles et forestiers n'en sont pas ! sont comptabilisés là-dedans les pailles qui restent aux champs ou sont utilisées en élevage, ou les branchages etc. ; bref, de la précieuse matière organique mais en aucun cas des déchets !) ; ils mettent au rebus 1,7 millions de voitures et 20 millions de pneus.Quant aux Allemands, ils se débarrassent de 4,42 millions de tonnes d’emballages. Une paille comparée aux 64 millions de tonnes américaines.

Les Etats-Unis décrochent aussi la palme pour les ordinateurs : 10 millions finissent à la décharge tous les ans.


En 1990, 40 millions de tonnes de déchets en quête de recyclage, et provenant des pays de l’OCDE, ont été exportées. « Pour réduire les flux de déchets dans le monde, explique John Young, chercheur au Worldwatch Institute de Washington, nous devons changer radicalement nos attitudes, une transition aussi profonde que la mutation entre l’âge de pierre et l’âge du bronze... Cette révolution ne se fera pas grâce à une utilisation infiniment plus efficace des matériaux existants ».


Qu’est-ce qu’un déchet ?


Aucune définition ne fait l’unanimité. En Belgique, par exemple, il s’agit de « toute matière ou objet que son possesseur met au rebut, a l’intention ou est contraint de mettre au rebut ». Les chiffres publiés en Belgique sont donc considérables. Un exemple: 645 636 tonnes de déchets exportées en 1991 contre 21 126 pour la France et 108 466 pour les Etats-Unis. Au Mexique, la formulation est très compliquée: « Toute matière dont la qualité ne permet plus de subir à nouveau l’opération qui l’a produite ». En Suisse, « les déchets sont des matières transportables que leur propriétaire met au rebut ou qui doivent être mises au rebut dans l’intérêt public. » Pour la Corée du Sud, les déchets incluent « tout ce qui n’est plus nécessaire aux êtres vivants ou aux activités commerciales », y compris « les carcasses des animaux morts ». Selon l’OCDE, une difficulté supplémentaire survient lorsqu’il s’agit de traduire le verbe anglais discard, utilisé dans les définitions, qui signifie se défaire, mettre au rebut ou abandonner et le mot disposal, à la fois destruction, enlèvement, évacuation, mise en décharge, donc un choix de solutions bien différentes.


Par ailleurs, le tonnage de déchets exportés ne correspond pas nécessairement à celui qui est importé, car ceux-ci peuvent très bien changer d’appellation en franchissant une frontière. Si des pneus usés sont exportés comme déchets vers un pays dont la législation est moins stricte, ils deviennent, à l’importation, un simple produit commercial. Suivre les mouvements transfrontaliers des déchets est donc un casse-tête. D’autant que le coût de leur recyclage ou de leur mise en décharge varie d’un pays à l’autre. Le plus économique, si l’on échappe à la vigilance des douaniers, reste de se livrer à la contrebande et de déposer incognito ces pneus dans des décharges sauvages, au mépris de l’environnement.


« La culture de la consommation qui, depuis le milieu du siècle dernier, s’est étendue de l’Amérique du Nord à l’Europe de l’Ouest, au Japon et à une minorité de riches dans les pays en développement, a apporté avec elle un appétit sans précédent pour les biens matériels — et les matériaux dont ils sont issus », constate John Young. « Aux Etats-Unis, ajoute-t-il, une personne moyenne contribue à l’utilisation, au cours de sa vie, de 540 tonnes de matériaux de construction, 18 de papier, 23 de bois, 16 de métaux et 32 de produits chimiques ». Il est donc à la fois indispensable de réduire la consommation de matières premières et de minimiser la production de déchets.


La politique des «3R»


La plupart des pays industrialisés possède une législation en ce sens, fondée sur les «3 R»: réduire, réutiliser, recycler. Elle porte sur plusieurs secteurs: l’industrie et l’emballage, les déchets ménagers et organiques, le papier, les batteries de voitures, les pneus, les huiles et lubrifiants. L’idéal est de réduire les quantités à la source, surtout pour les substances dangereuses. C’est le cas, par exemple, des chlorofluorocarbones (CFC), ennemis de la couche d’ozone, difficiles à récupérer et progressivement retirés du marché.


Les pneus se réutilisent pour fabriquer des murs antibruit. Le papier se recycle. Toutefois, une quantité de déchets échappe aux 3 R. Leur élimination passe alors par l’incinération, décriée en raison de la pollution de l’air par les émissions de dioxine trop souvent relevées autour des incinérateurs, et par la mise en décharge, de moins en moins tolérée en raison des effluents pollués et des mauvaises odeurs qui en émanent.


Face à une situation préoccupante à laquelle il est très difficile de remédier, Gunter Pauli, économiste belge, a lancé en 1994 le programme ZERI (Zero Emissions Research Initiative) qui peut se traduire par «Zéro déchet». Il a été soutenu par l’Université des Nations unies, basée à Tokyo, un réseau international d’universitaires préoccupés, notamment, d’environnement. Il s’agit, dans l’industrie ou en agriculture, de ne rien laisser perdre, de considérer tout déchet comme une matière première, et d’éviter de polluer tout en procurant des bénéfices et en créant des emplois. Quantités de projets ont été présentés à Windhoek, en Namibie, au cours du IVe Congrès Zeri, qui a réuni, en octobre 1998, 250 personnes venus de cinq continents. En voici quelques exemples.


Le mariage de la jacinthe d’eau et du champignon


Originaire d’Amérique du Sud, cette plante a été introduite soit accidentellement, soit volontairement pour sa beauté, la jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes) s’est parfaitement adaptée aux régions tropicales où elle prolifère partout. Prenons l’exemple de l’Afrique où elle est signalée pour la première fois dans le delta du Nil et en Afrique du Sud, au Natal, puis en Rhodésie du Sud (l’actuel Zimbabwe) en 1937. A partir des années 50, elle colonise l’Afrique, sautant de lac en fleuve, de barrage en marais, d’étang en canal d’irrigation. Cette belle étrangère est une tueuse. Elle vole l’oxygène de l’eau aux plantes indigènes, aux poissons et aux amphibiens, et les asphyxie. Elle nuit aux transports fluviaux, donc au commerce et au tourisme, mais surtout aux pêcheurs en se prenant dans leurs hélices et en déchirant leurs filets sous son poids. Elle menace la production d’hydroélectricité en infestant les canaux qui alimentent les barrages. L’agriculture est également victime de sa prolifération, car elle bouche les canaux d’irrigation.


Après que toutes les tentatives d’en venir à bout eurent échoué, le programme ZERI en a fait une alliée en prenant modèle sur le Viet Nam où elles sont cultivées. Séchées puis compostées, les jacinthes fournissent un excellent milieu pour faire pousser des champignons comestibles. Un kilo de ce substrat produit 112 kg de champignons frais de l’espèce Pleurotus sajur caju (une variété de pleurote tropicale) en cinq semaines.

En Ethiopie, Dawit Abate, professeur de mycologie au département de biologie de l’Université d’Addis Abeba, forme des enfants des rues à cette culture facile de bon rapport. Au Zimbabwe, Margaret Taguira, de l’Université d’Afrique de Mutare, en produit jusqu’à 100 kg par jour. Reste à constituer, sur le modèle chinois, des banques de spores permettant de multiplier cette culture qui fait d’un fléau un remède contre la pauvreté.


Le ver de terre qui lave plus blanc


Le blanc évoque la pureté et la bonne hygiène du linge. Mais il est obtenu par traitement au chlore et celui-ci est tueur d’ozone. Par ailleurs, les phosphates contenus dans les lessives sont accusés de favoriser l’asphyxie des lacs, des cours d’eau et de provoquer en mer des marées vertes. Les phosphates apportent en effet des éléments nutritifs qui favorisent la croissance excessive des plantes dont la décomposition chasse l’oxygène dissous dans l’eau, donc la vie.


Or, comme l’explique Z.M. Nyiira, du Conseil national pour la science et la technologie de Kampala, en Ouganda, les insectes produisent des enzymes qui « digèrent » la cellulose — les termites par exemple — ou la chair et le sang des animaux, comme la larve de mouche bleue, la mouche tsé-tsé, le moustique ou le ver de terre. Pourquoi ne pas tirer de certaines des 1 800 espèces de vers de terre, comme les Eisenia fœtida, les enzymes qu’ils fabriquent et qui viennent facilement à bout de taches de sang, de vin ou de terre ?


Ces enzymes sont déjà employées pour purifier médicaments et vaccins. Il est maintenant possible de les soustraire aux vers au moyen d’une seringue, sans tuer ces animaux, la seule difficulté étant de distinguer la tête de la queue. De petites savonneries artisanales de Colombie et de Slovaquie ont déjà adopté cette technique.


Le miracle de Las Gaviotas


Le Centre de recherches environnementales Las Gaviotas a été créé en 1966 par Paolo Lugari à Vichada, à l’est de la Colombie, près de la frontière avec le Venezuela. Appuyé par la Banco central hipotecario, il fonde sa réputation internationale sur l’utilisation massive des énergies renouvelables: équipement de 40 000 logements sociaux à Bogota en chauffe-eau et réfrigérateurs solaires, création de cuisines semi-industrielles fonctionnant à l’huile de coton chauffée à 180°C dans des tubes sous vide, économisant ainsi les carburants polluants.


A Vichada, l’hôpital fondé par Las Gaviotas produit sa propre énergie, distille son eau, assure un air naturellement conditionné, cuisine ses produits d’agriculture biologique et cultive ses plantes médicinales.


Paolo Lugari, conscient que la Colombie perd 650 000 hectares de forêts par an, a aussi décidé de lancer un vaste programme de reboisement. Malgré la sécheresse et l’extrême acidité du sol, au rythme d’un pin des Caraïbes planté en quelques secondes, 24 heures sur 24 pendant trois mois, environ 1 000 hectares ont été reboisés. La colophane tirée de la résine des pins est coulée dans des boîtes de carton recyclé si malignes qu’elles ont reçu le prix national de l’innovation en matière d’emballage. De plus, avec la forêt, l’eau est revenue. Purifiée en filtrant à travers l’humus, elle est embouteillée et vendue à bas prix pour combattre les maladies digestives qui frappent la population. Le Ve Congrès mondial ZERI se tiendra à Vichada en octobre 1999.


Une brasserie pour poissons


A Tsumeb, au nord de la Namibie, les Brasseries namibiennes fabriquent de la bière de sorgho sans aucun déchet. Inspirés par une expérience pilote conduite à Fidji, les brasseurs élèvent du poisson et font pousser des champignons. Les déchets de sorgho sont placés dans des bacs en ciment, où ils fermentent en produisant du méthane. 80% des habitants de Tsumeb utilisent ce gaz pour faire la cuisine, économisant ainsi le bois.


La Namibie est l’un des pays les plus secs du monde. Or on dépense 5 litres d’eau pour un litre de bière. Au lieu d’être gaspillée, l’eau alimente de grands bassins. Alors qu’il faut 7 tonnes de grain pour produire une tonne de viande de boucherie, 1,8 tonne suffit pour fournir une tonne de poisson. L’idée est alors venue à George Chan, un expert mauricien qui a beaucoup travaillé en Chine, de pratiquer l’aquaculture près des brasseries, avec d’excellents résultats.


Le grain est aussi un excellent substrat pour cultiver des champignons. Des expériences similaires ont lieu actuellement en Amérique du Nord, au Japon, en Allemagne, au Brésil, en Colombie et aux Seychelles.


Publié dans : revue de presse - Communauté : Naturellement écologique
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /Jan /2009 20:57
Communauté : Esprit d'éco -
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 09:46
Agir pour l'environnement - Amis de la Terre - CNIID - mardi 16 décembre 2008

Scandale Eco-emballages : Le grand déballage commence

Paris, le 16 décembre 2008 : quelques jours après l'annonce d'un placement de 60 millions d'euros bloqués dans un paradis fiscal par Eco-emballages, la Commission consultative d'agrément de l'éco-organisme se réunit aujourd'hui pour se prononcer sur son bilan d'activité. Pour Agir pour l'environnement, les Amis de la Terre et le CNIID, ce scandale financier est avant tout la conséquence de l'absence flagrante de contrôle et de régulation de l'Etat aptes à encadrer l'action des éco-organismes.

Plusieurs dizaines de millions d'euros auraient été placés par Eco-emballages auprès de deux fonds à risques domiciliés aux îles Caïmans, qui ne sont pas en mesure de restituer les fonds à cause du contexte financier actuel, selon le journal Challenges. Cela fait plus de 6 mois qu'Eco-emballages tente de récupérer ces 55 à 60 millions d'euros : cet argent semi-public contribuant à une mission d'intérêt général car destiné à financer les collectivités pour la collecte sélective des déchets, se trouve menacé.

Cette gestion financière répréhensible révèle des problèmes de mauvaise gouvernance d'Eco-emballages, et toute l'ambiguïté d'un éco-organisme qui tente de mener une mission d'intérêt public tout en ménageant les intérêts de ses actionnaires, juges et parties : conditionneurs, géants de l'agroalimentaire et grande distribution. Au lieu de financer davantage les collectivités qui font plus de collecte sélective et de soutenir les actions de réduction des déchets, Eco-emballages fait gonfler sa trésorerie dans des paradis fiscaux, dont les revenus serviraient à protéger les industriels d'une augmentation de leur contribution financière. Selon Clara Osadtchy d'Agir pour l'environnement, « cette situation est révélatrice des conflits d'intérêt qui se posent. Le statut même de société privée et le profil de ses actionnaires (Danone, Coca cola, Nestlé..) contreviennent à une mission d'intérêt public sur lequel l'Etat n'a paradoxalement aucune prise ». Pour Claude Bascompte des Amis de la Terre, « ce scandale financier n'est que l'un des dysfonctionnements de cette structure : soutiens importants en attente de redistribution, contributions des producteurs peu incitatives pour favoriser la prévention, résultats de recyclage décevants. »

Agir pour l'environnement, les Amis de la Terre et le CNIID demandent donc au ministère de l'écologie de couper court d'urgence à cette crise en mettant en place une instance de régulation publique, indépendante des commissions déjà formées, possédant son propre budget et ayant un pouvoir de contrôle et de sanction des éco-organismes.

La démission du directeur général d'Eco-emballages, annoncée dimanche était une condition indispensable mais loin d'être suffisante pour envisager le maintien de l'activité de cet éco-organisme.
Publié dans : revue de presse - Communauté : Consomm'action !
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Voici le blog de la commission "déchets-ressources" des Amis de la Terre Midi-Pyrénées. Nous y mettons tous documents sur la question des déchets : incinération, mise en décharge mais aussi et surtout compostage, réemploi, recyclage...

Mais aussi les pesticides, car ce sont des déchets, selon nous, bien plus que les résidus de jardin ou de cuisine !

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